Partager l'article ! INTEGRATION DES CPGE DANS LES UNIVERSITÉS EN DÉSINTÉGRATION ?: Comme l' ...
Comme l'indiquait Mr Philip, professeur à Lyon III, dans son rapport de 2008 commandé par l'ancienne ministre de l'enseignement supérieur, il ne croit pas au "mariage forcé" entre université et CPGE : trop dangereux pour l'équilibre social du pays; la fusion est donc plus lente, mais certaine, et se fait ainsi au détriment des personnes les plus concernées : les étudiants.
Le rapport proposerait aux étudiants en CPGE de suivre des cours à l'université pour « parfaire » leur formation. Ceci est la simple négation de ce qui fait la spécificité des CPGE ; en effet, pourquoi choisir la classe préparatoire si les cours sont assurés à l'université ?
Parce qu'une classe prépa et un cursus de fac c'est différent : une licence est diplômante, une prépa amène à un concours d'entrée dans une grande école. Ce qui est en jeu, c'est donc la suppression des grandes écoles, dans la ligne de mire du gouvernement depuis plusieurs années.
Exemple de cette fusion: Depuis cette année, à Besançon en deuxième année « prépa lettres », le rectorat ne finance plus que la moitié du volume horaire en lettres classiques, c'est-à-dire quatre heures d'enseignements de spécialité au lieu de huit. Les quatre heures restantes sont délivrées par la faculté.
D'après le rapport, les étudiants qui doivent suivre les cours en faculté se voient dotés de coefficients "privilégiés", manoeuvre qui n'a d'autre but que d'accélérer la fusion. Fusion au sein d'une université où les suppressions de postes (et donc d'heures) n'ont jamais été aussi massives ! Ce n'est pas aux étudiants de lettres et de prépa de faire les frais de la réduction des déficits
Tous ensemble, étudiants et professeurs, nous revendiquons :
- La restitution de l'intégralité de la formation en CPGE!
- Le maintien des CPGE !