Déclarations - communiqués

Mardi 6 décembre 2011 2 06 /12 /Déc /2011 23:06

3eme congrès

 

 

     Nous, 39 jeunes ayant participé au IIIème Congrès national de l’AJR qui s’est tenu les 3 et 4 décembre 2011, pendant deux jours avons discuté des axes de combats qui doivent être ceux d’une organisation de jeunes révolutionnaires indépendante. Nous avons tout particulièrement entendu les interventions de camarades étrangers présents à ce congrès, ainsi que les messages qui nous sont parvenus d’organisations de jeunes révolutionnaires d’autres pays. Ils nous disent :

 

En Espagne, « le gouvernement (…) a sorti un décret (…) qui permettra aux entreprises d'embaucher des jeunes de moins de 25 ans, qualifiés, en les payant 66% du salaire minimum (moins 700 euros) soit 426 euros par mois ».


En Roumanie, « selon un rapport, 53,5% des adolescents ont des capacités limitées à lire, écrire et calculer (…). Cette année, 53% des jeunes diplômés sont au chômage, alors que ce taux était de 2,3% en 1991 ».


Au Brésil, « ils veulent en fait faire de nous une génération n'ayant pas droit à un avenir digne, et qui paye une crise que nous n'avons pas créée ».


Aux Etats-Unis, « les deux derniers mois ont vu des mobilisations intenses de centaines de milliers de jeunes et de travailleurs qui sont descendus dans la rue pour dire non aux réductions dans les services éducatifs et sociaux ».


Le système capitaliste ne propose rien d’autre que la misère et la précarité.

 

      Que veut la jeunesse ? Elle veut vivre. Elle veut pouvoir disposer d’un vrai travail, d’un vrai salaire, d’un vrai logement, de vrais diplômes. Or, il y a un point commun à toutes ces situations : cette société nous prive de toute possibilité d’avoir un vrai avenir. Pourtant, on nous parle de réformer le système capitaliste, de le refonder pour le rendre plus juste.


        Que propose le système capitaliste en crise à la jeunesse aujourd’hui ? Il propose le chômage : un jeune français sur quatre, entre 15 et 25 ans, est aujourd’hui au chômage. Une catégorie dont le nombre grimpe en flèche dans tous les pays de la zone euro. 45 % des jeunes grecs, 49 % des jeunes espagnols sont au chômage. Les jeunes chômeurs sont aujourd’hui une catégorie en augmentation vertigineuse parallèlement à l’augmentation générale du chômage de toute la classe ouvrière.


 - Que propose le système capitaliste ? Il propose la précarité, les « emplois atypiques », c'est-à-dire des petits boulots sans lendemain.

 

 - Que propose le système capitaliste ? Des universités qui, pour les trois quarts d’entre elles en France aujourd’hui sont mises en faillite en conséquence des contre-réformes et de la privatisation.


 - Que propose le système capitaliste ? Des diplômes réduits à chiffons de papier comme un baccalauréat qui ne serait plus national mais différent d’une région à l’autre.

 

 - Que propose le système capitaliste ? La misère, la pauvreté, la précarité, l’absence de logement social, le renoncement au droit à la santé.


Nous n’acceptons pas !


      Alors la jeunesse, légitimement, se dresse pour dire : nous n’acceptons pas. Nous n’acceptons ni la misère, ni le chômage, ni la précarité. Nous voulons vivre. Un vrai travail, un vrai salaire, un vrai diplôme, un vrai logement.

      Nous sommes aux côtés de ces jeunes tunisiens qui ont chassé Ben Ali, et qui luttent encore aujourd’hui pour que le droit au travail soit reconnu.

      Nous sommes aux côtés de ces jeunes grecs qui sont dans la rue pour s’opposer à la politique d’austérité menée par le gouvernement grec, dictée par les institutions internationales.

      Nous sommes aux côtés de tous les jeunes, à travers le monde, qui se soulèvent, qui refusent d’accepter. Et nous sommes aux côtés des jeunes en France qui cherchent les voies pour se soulever, dans l’unité avec les travailleurs, pour mettre fin à cette situation.

 

     Et qu’on ne nous parle pas de droits particuliers, différents de ceux du reste de la population. A droite comme à gauche, chacun multiplie les promesses mirifiques pour les élections de 2012. On nous parle de contrats pour les jeunes, de boulots pour les jeunes, de solutions pour les jeunes. Et pour les financer, il faudrait que les travailleurs plus anciens soient sacrifiés. Nous ne voulons pas de « droits » au rabais, opposés à ceux des travailleurs. Les jeunes, comme tous les salariés, veulent des droits égaux, un vrai contrat de travail, un CDI avec un vrai salaire. Toutes les mesures spéciales pour les jeunes ne visent qu’à détruire le droit au travail, le droit au logement, le droit à un véritable avenir. Et à travers la jeunesse, sous prétexte de nouveaux « droits », ils veulent en fait détruire tous les acquis sociaux de la population.

 

Organisons nous pour le combat !


     Nous, délégués au Congrès de l’Alliance des Jeunes Révolutionnaires, nous nous inscrivons dans la préparation du mouvement général de l’ensemble de la population qui, dans ce pays comme dans tous les pays d’Europe, se dressera inévitablement contre les plans de l’Union européenne, du FMI et de la Banque mondiale.


     La jeunesse aspire à être partie prenante d’un mouvement d’ensemble qui imposera le droit à un vrai travail et un vrai salaire, qui rétablira les conditions d’études convenables au lycée, qui abrogera la réforme des lycées et reviendra sur les dizaines de milliers de suppressions de postes de profs. Un mouvement qui rétablira une université avec de véritables diplômes abrogeant la réforme LRU.


     Oui, la jeunesse aspire à se dresser pour arracher le droit à un véritable avenir, comme l’ont fait les jeunes et les travailleurs en Tunisie, en Egypte, en Grèce et partout dans le monde. Oui, aujourd’hui, c’est la rupture qui est à l’ordre du jour. Un vrai diplôme, un vrai travail et un vrai salaire, un vrai logement, cela veut dire qu’il faut rompre avec la politique menée par les gouvernements et les institutions internationales. Rompre avec la dette, rompre avec la subordination à la réduction des déficits publics, rompre avec ce système capitaliste d’exploitation, d’oppression, de guerres, de misère et de chômage.

 

     L’Alliance des Jeunes Révolutionnaires est un outil de défense de la jeunesse, qui organise le combat sur nos revendications, qui veut en finir avec ce système qui ne nous offre aucun avenir. Nous décidons de faire connaître largement cet appel et de rendre compte auprès tous les jeunes de la discussion que nous avons menée lors de ce Congrès pour ouvrir la perspective d’une véritable organisation de jeunes révolutionnaires dans ce pays.

 

Comme nous, tu n’acceptes pas le sort qu’on nous réserve.

Comme nous, tu aspires à t’organiser pour combattre.

C’est cela être révolutionnaire.

Organisons-nous, construisons l’Alliance des Jeunes Révolutionnaires.

Rejoins l’AJR pour en finir avec ce système.

Mardi 6 décembre 2011 2 06 /12 /Déc /2011 22:35

  Le texte qui suit à été adopté à l'unanimité des délégués, le 4 décembre 2011 :

 

 

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I. Nous sommes révolutionnaires. En effet, le système capitaliste est incapable d’apporter un avenir à la jeunesse. Il ne s'agit pas ici d'une phrase anodine, ou d'un discours « idéologique ». La crise du capitalisme se traduit tous les jours par la succession de plans de rigueur destructeurs pour les jeunes et les travailleurs. Un jeune qui se bat dans son lycée, son université pour sauver son diplôme national, un jeune travailleur qui se bat pour sauver son emploi, trouve en face de lui un obstacle majeur : l'application des plans de rigueur. Chaque attaque contre nos droits, même la plus minime, découle des plans de rigueur. Et c'est au nom de ces plans qui les gouvernements refusent la légitime satisfaction des revendications. Poser la question de l'annulation de ces plans de rigueur pose la question du gouvernement qui le fera. Ce gouvernement ne devra pas plier sous la pression du FMI, de l'UE et de la BCE. Ce gouvernement devra être au service des travailleurs et de la jeunesse et sera celui des travailleurs et de la jeunesse. Ce gouvernement-là, assurément, sera révolutionnaire.


II. Nous sommes internationalistes. Parce que partout dans le monde, la jeunesse est confrontée aux attaques contre ses droits, contre son avenir et parce que l'internationalisme est le barrage contre le racisme, contre la guerre. Fin novembre 2010, l'AJR a participé à la Conférence Mondiale Ouverte contre la guerre et l'exploitation. Ce fut l'occasion de partager avec des jeunes venus des quatre coins du globe et des cinq continents. Ces jeunes, après beaucoup d’interventions, sont parvenus à se mettre d'accord sur le principe de la création d'un journal international, le Bulletin International des Jeunes .Un journal universel exclusivement édité par des jeunes révolutionnaires pour échanger les idées, partager les expériences, et surtout pour mieux organiser et coordonner les efforts et actions entrepris par la jeunesse dans le combat pour la sauvegarde de ses droits et acquis.


III. Nous sommes indépendants politiquement et financièrement. Notre matériel est produit grâce aux paiements des cotisations fixées par les militants eux-mêmes, grâce à la vente de ce matériel. Cette indépendance financière nous assure notre indépendance politique : « qui paye l'orchestre choisit la musique ». Seuls les militants décident du contenu de notre matériel, du fond et de la forme de notre combat.


IV. Nous n'acceptons pas le consensus. Union nationale, « Union sacrée » de tous les grands partis politiques, prônée par les gouvernements (de gauche comme de droite), l'Union européenne et le FMI, pour mettre en place la « nécessaire réduction des déficits publics ». En effet, admettre comme « nécessaire » le paiement de la dette, c'est mettre le doigt dans un engrenage sans fin. C'est accepter la mise en place des plans de rigueur et donc, in fine, l'application des réformes qui détruisent nos lycées, nos universités, nos conditions actuelles et futures de travail. Voilà pourquoi l'AJR, pour empêcher ce consensus, combat jour après jour sur les revendications de la jeunesse et cherche à construire l'unité de toutes les organisations sur les revendications. Les organisations qui se réclament de la défense des intérêts des travailleurs et des jeunes se doivent de combattre tous les plans d’austérité, pour l’annulation de la dette et non pas pour « la réduction des déficits publics ». Force est de constater que ce n’est pas le cas aujourd’hui.


V. Nous défendons la démocratie. Dans la mesure où les institutions de la Vème République et les médias restent au service de l'Union européenne et des lois du marché impérialiste, peut-on réellement parler de démocratie ? Nous sommes donc pour abattre les institutions de la Vème République et celles de l’Union européenne, première étape pour abattre ce système capitaliste, pour l’union libre des peuples libres d’Europe. Nous sommes pour la nationalisation des grandes entreprises et des banques, sans indemnité, ni rachat, afin de satisfaire les besoins immédiats de la population.


VI. Quels sont nos objectifs ? Seule l'unité des jeunes et des travailleurs nous permettra d'en finir avec ce système sans avenir. Notre objectif est d'aider la jeunesse à préparer les chocs à venir en s'organisant et à faire l'unité avec les travailleurs. Il s'agit pour nous d'établir un véritable « réseau » qui relierait partout, via les militants AJR, les batailles, les combats menés par la jeunesse pour sauver son avenir. Nous luttons pour que dans chaque classe, dans chaque lycée, dans chaque amphithéâtre, dans chaque université, partout où la jeunesse subit les coups portés contre elle, il y ait un ou plusieurs jeunes, organisés, capables d'aider les jeunes autour d'eux, à s'emparer de ces combats. Nous défendons les conditions d’étude des jeunes pour un vrai diplôme, un vrai travail, un vrai salaire. Nous cherchons partout à établir les revendications avec les jeunes et à se battre à leur côté pour leur satisfaction. Sur la base de ces combats menés et à travers la discussion, nous cherchons à tisser un lien de confiance entre les jeunes et leur organisation afin que, lorsque les plus grands chocs surgiront, ils ne soient pas désorientés, désorganisés, sans nulle part où se tourner pour comprendre et se saisir de ces combats.


VII. Nos positions ne sont pas à prendre ou à laisser, elles sont à discuter. C'est pourquoi nous affirmons qu'il ne saurait exister d'AJR sans libre discussion en son sein. Nous sommes une organisation en construction. L'AJR doit être l'organisation permettant le regroupement des jeunes qui, même sans s'affirmer révolutionnaires, se battent et cherchent à aider la jeunesse à se battre. L'AJR doit être le cadre, l'outil, l'arme qui permettra à chaque jeune de discuter, de défendre ses positions, construire son organisation, de s'en saisir et d'élaborer en commun le combat pour la légitime satisfaction de ses revendications.

 

 

Adopté à l’unanimité

Lundi 5 décembre 2011 1 05 /12 /Déc /2011 22:54

3eme congrès

 

 

Préambule


      Nous, jeunes délégués venus de toute la France, réunis à Paris en Congrès les 3 et 4 décembre 2011, décidons sur la base du Manifeste adopté par ce Congrès, de construire une organisation de jeunes révolutionnaires, dans le but d’aider la jeunesse à combattre la déqualification, la précarité, le chômage, la guerre, l’exploitation, imposée par le gouvernement aux ordres de l’Union européenne et du FMI, dans le but d’aider au renversement du système capitaliste.

 

     Nous, jeunes délégués des groupes de l’AJR réunis en Congrès ces 3 et 4 décembre 2011, proclamons une organisation constituée sur la base des statuts suivants:


I – Les principes généraux de l’organisation


1) L’AJR est une association libre et volontaire, qui a pour caractéristique de s’adresser à la jeunesse et de l’aider à s’organiser (apprentis, lycéens, étudiants, jeunes travailleurs, précaires, ou chômeurs), fondée sur la base du Manifeste adopté par les délégués des groupes de l’AJR, les 3 et 4 décembre 2011.


2) L’organisation politique possède un caractère international. À ce titre, l’AJR a été partie prenante de l’organisation d’une Conférence Mondiale Ouverte (CMO) qui s’est tenue les 27, 28 et 29 novembre 2010 qui a réuni des délégués représentant 54 pays, dont des jeunes représentant 17 pays. Ces mêmes jeunes ont décidé de sortir le Bulletin International des Jeunes (BIJ), cadre de discussion politique à l’échelle internationale.


3) Est membre de l’organisation celle ou celui qui adhère à son Manifeste adopté par le Congrès, qui reconnaît les statuts de l’organisation, qui participe aux activités de son groupe et s’acquitte de sa cotisation mensuelle.


4) Une carte d’adhérant calquée sur l’année scolaire est délivrée à tous les membres de l’organisation.

 


II – Une organisation de groupes


1) Est reconnu comme groupe AJR toute association de jeunes qui se reconnaît dans le Manifeste et les Statuts adoptés par le Congrès des 3 et 4 novembre 2011 et qui, sous les formes adaptées, assure la liaison avec l’ensemble des groupes AJR, notamment sa représentation nationale, le Comité national de liaison des groupes AJR.


2) Afin d’assurer la liaison entre les adhérents du groupe, de recueillir les cotisations régulières des adhérents du groupe et de faire connaître publiquement les positions politiques du groupe, les adhérents du groupe, lorsque les conditions sont réunies, sont invités à constituer un bureau – composé par exemple d’un secrétaire, d’un trésorier, d’un responsable du journal – qui rendra compte de son mandat à chaque réunion.


3) Chaque groupe peut décider de se réunir avec d’autres groupes (au plan local, départemental, régional), s’ils le jugent nécessaire.


4) Chaque groupe décide librement de l’organisation de son activité et de la publication de son matériel, dans le respect des orientations définies par le Congrès.

 


III – Une organisation indépendante


1) En application du principe d’indépendance financière, l’AJR refuse toute subvention, tout subside de quelque institution que ce soit. Les ressources de l’AJR sont constituées des cotisations de ses membres, du produit de la vente de ses journaux et suppléments, du produit de ses campagnes financières, de ses diverses activités, ainsi que des dons et des legs qui peuvent lui être faits.


2) Le Congrès procède à l’élection d’un trésorier national, chargé de suivre régulièrement l’état des finances de l’organisation à partir d’un bilan financier (sur la base des recettes/dépenses) rapporté par les trésoriers des groupes. Il est membre du Comité national de liaison des groupes AJR. Au titre de trésorier national, il présente un rapport détaillé à chaque Comité national et à chaque Congrès.


3) Les adhérents de chaque groupe AJR définissent librement le montant mensuel de leur cotisation.


4) La participation des délégués du Comité national de liaison des groupes de l’AJR est assurée par le montant global des cotisations des groupes, faisant intervenir, si nécessaire, la solidarité financière entre les groupes.


5) Chaque groupe doté d’au moins cinq adhérents, dont un trésorier, définit librement, selon ses moyens, une somme trimestrielle qu’il verse au trésorier national, dans le but d’aider à la solidarité entre les groupes. Le trésorier national se renseigne auprès des trésoriers des groupes sur l’état des ventes du journal et de rentrée des cotisations.


6) Dans la perspective d’une organisation plus efficace de cette solidarité, l’AJR devra, lors d’un prochain Congrès, et quand ses possibilités matérielles le permettront, fixer un pourcentage mensuel des cotisations de chaque groupe revenant au trésorier national, dans le but d’avancer progressivement vers un système de caisse nationale permanente.

 

 

IV – Une organisation démocratique


1) L’instance décisionnelle de l’organisation est le Congrès national, rassemblement de tous les délégués des groupes de l’organisation.


2) Le Congrès national définit l’orientation politique de l’organisation, ainsi que les tâches politiques les plus importantes jusqu’au prochain Congrès, par l’adoption d’une ou plusieurs résolutions.


3) Les délégués au Congrès national sont élus par les groupes. Le comité national décide du ratio de délégués en fonction du nombre de militants.


4) Entre deux Congrès nationaux, la liaison entre les groupes de l’organisation est assurée par un Comité national de liaison des groupes AJR composé de 23 délégués des groupes, élus par le Congrès national jusqu’au prochain Congrès national. Ce Comité national se réunit 6 fois par an. Il est chargé de suivre la mise en oeuvre des décisions du Congrès national.


5) Le Congrès national donne mandat au Comité national pour convoquer le prochain Congrès, dans les délais qui lui semblent adaptés.


6) En cas d’absence de délégués titulaires au Comité national des groupes AJR, des suppléants peuvent être désignés par les groupes auxquels appartiennent les délégués absents. Le comité national peut inviter d’autres militants lors de ses réunions si nécessaire.


7) Lorsqu’un groupe se crée entre deux Congrès nationaux, son représentant prend contact avec le délégué au Comité national des groupes AJR le plus proche géographiquement, de façon à ce que ce dernier se fasse le relais, au Comité national, des activités du groupe nouvellement créé.


8) Le Comité national des groupes AJR élit en son sein une permanence chargée de la mise en oeuvre quotidienne des décisions prises par le Comité national. Cette permanence nationale est placée sous le contrôle du Comité national, qui reste la représentation nationale des groupes.


9) Le Comité national des groupes AJR est responsable de la parution du journal de l’organisation intitulé : Révolution, tribune libre de la jeunesse. Les groupes sont invités à sortir leurs propres bulletins.


10) Le comité national est d’élaborer le contenu du journal de l’organisation, dont il a la charge du tirage régulier (6 numéros par an), aidé dans cette tâche par une équipe de montage, ainsi que d’actualiser le site Internet de l’AJR (disponible pour la mi-novembre).


11) Le CN organise 1 fois par an un camp d’été, afin de réunir nationalement tous les militants afin d’aider dans la discussion et dans la construction de l’AJR.

Jeudi 3 novembre 2011 4 03 /11 /Nov /2011 00:16

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         Les 3 et 4 décembre prochains se tiendra le IIIème Congrès de l’Alliance des jeunes révolutionnaires.


         Ce congrès s’ouvrira dans une situation marquée par la révolte de tous les peuples en Europe contre la politique de destruction menée par les gouvernements et les institutions au nom du paiement d’une dette qui n’est pas celle des peuples.

         En Grèce, des coups terribles sont portés contre le peuple et tous ses droits : les salaires ont été réduits de plusieurs centaines d’euros, des dizaines de milliers de travailleurs sont licenciés, le droit du travail est totalement remis en cause. Mais face à cette attaque d’une violence jamais connue jusque là, le peuple grec se soulève : occupation de ministères, manifestations massives, grève générale qui a bloqué le pays pendant 2 jours.


La résistance de la population contre la politique de destruction du gouvernement


         En France, en réponse aux attentes des marchés financiers, le gouvernement s’apprête à prendre de nouvelles mesures. Alors qu’il n’hésite pas à donner des centaines de milliards pour les banques, il veut détruire un à un nos acquis au nom de la « rigueur ».

         La situation dans les lycées est désastreuse : les classes sont surchargées, des cours sont supprimés, les lycées se dégradent. Et au lieu de remédier à cela, le gouvernement s’apprête maintenant à remettre en cause le bac !
C’est dans ce cadre qu’il veut également s’attaquer à la Licence, et en fait détruire l’université : remise en cause des
disciplines, des filières entières qui sont supprimées, la réduction du nombre d’heures de cours remplacés par des stages en entreprise…
         Mais comme en Grèce, comme partout dans le monde, les travailleurs et la jeunesse n’acceptent pas. Ces dernières semaines, les grèves se multiplient dans tous les secteurs professionnels (transports, sidérurgie, santé…) et, quand elles sont menées dans l’unité, arrachent souvent la satisfaction des revendications. Les lycéens ne sont pas en reste : des milliers sont descendus dans les rues ces dernières semaines pour protester, la colère gronde chez beaucoup d’autres. Parmi la population, dans la jeunesse, il y a une réelle volonté de résister, de se battre. Et cette volonté grandit chaque jour un peu plus.


Quels sont les obstacles auxquels nous sommes confrontés ?


         Mais nous sommes confrontés à un problème : à droite comme à gauche on nous dit que c’est par les urnes en 2012 que ça va changer. Mais rien ne va changer, parce qu’ils disent tous vouloir réduire les déficits publics ! Comment changer cette situation en acceptant de se soumettre à la dictature de la dette et des marchés financiers ?
         Nous répondons au contraire que rien ne nous oblige à nous plier aux exigences de spéculateurs. C’est ce qu’affirment à juste titre ces centaines de militants ouvriers qui organisent une conférence le 26 novembre prochain « contre la dictature des déficits publics ».
         Nous répondons que c’est par le combat sur nos revendications, le combat dans l’unité avec les travailleurs que nous
ferons reculer le gouvernement.

 

Un congrès pour la construction d’une organisation de jeunes indépendante


         Pour l’aider dans ses combats, la jeunesse a besoin d’une organisation, de son organisation. Une organisation faite pour se battre sur chaque revendication, pour ouvrir une vraie issue : c’est pourquoi l’AJR a initié une campagne nationale contre la destruction du bac, et une campagne nationale pour l’abrogation de l’arrêté Wauquiez sur la Licence signée par plus de 600 étudiants à ce jour.
         Le IIIème Congrès de l’AJR sera le moment où des dizaines de délégués, mandatés par les groupes locaux de l’AJR, se réuniront pour définir ensemble les axes des combats qui doivent être ceux d’une organisation révolutionnaire
indépendante. La construction d’une telle organisation ne peut passer que par le libre échange entre nous afin d’en déterminer les contours : c’est pourquoi nous appelons tous les jeunes à s’associer à cette discussion, à cette construction en rejoignant l’AJR, en constituant leurs groupes, en envoyant des délégués à Paris les 3 et 4 décembre.
Pour garantir notre indépendance politique, nous devons être indépendants financièrement. C’est pourquoi nous avons décidé que ce congrès, comme toutes les activités de l’AJR, sera entièrement autofinancé. Nous en appelons à tous : soutenez financièrement le congrès de l’AJR, aidez à ce que se tienne cette étape majeure vers la construction de notre propre organisation de jeunesse.

 
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